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Stress, maladies et ses conséquences - en général


Le stress; ce mot revient souvent! De quoi s’agit il exactement?
Et pourquoi un cheval “stressé” présente t-il des troubles physiques et à long terme une diminution de résistance?
Le cheval stressé n’est pas seulement un animal agité ou anxieux, mais beaucoup plus que cela.
On pourra définir le stress comme la somme de réactions biologiques face à des agressions. Ces agressions peuvent être externes, perçues par les sens, internes (douleurs) ou psychiques (angoisses, tensions, inquiétudes).
On distingue deux types de stress:
1) stress physique (travail, blessures, vaccinations)
2) stress psychique (anxiétés, sevrage, transports fréquents, changement d’environnement, claustration...).
De même que chez l’homme, il existe chez le cheval un rapport intime entre le corps et l’esprit. Cela sera particulièrement explicite face à une situation de conflit brutal.
Le cheval devient anxieux, voire peureux (stress psychique), ses réactions sont alors les suivantes:
*des yeux exorbités, augmentation des rythmes respiratoire et cardiaque ainsi que de la tension vasculaire;
*ralentissement des fonctionnements digestifs (stress physique, orthosympathique);
*situation d’alerte maximale, réflexe de fuite.
Quand la situation revient à la normale l’organisme (parasympathique) retrouve son niveau d’équilibre: retour à un rythme respiratoire et cardiaque normal etc. Le mécanisme physiologique permet le maintien de l’homéostasie du corps. Si le cheval est trop souvent, ou trop longtemps, stressé, l’homéostasie sera perturbée en permanence avec comme conséquence: troubles immunitaires, maladies, blessures et épuisement.

Conséquences physiques du stress
Niveau cérébral:
*système limbique: centre des émotions, comportement et mémoire;
*hypothalamus: régulation de l’homéostasie, en relation étroite avec:
*hypophyse: réponse humorale.
Dès que le cheval subit un stress psychique, le système limbique envoie des signaux à l’hypothalamus, qui à son tour stimule l’hypophyse et le système nerveux autonome (voir schéma). En cas de stress continu, ce dernier occasionne des troubles fonctionnels au sein de différents organes, par exemple des ulcères gastriques et intestinaux, des troubles cardiaques, rénaux ou pulmonaires, des contractures musculaires etc.
L’hypophyse est capable de deux sortes de réactions:
*réaction nerveuse: libération d’ADH (vasopressine) qui règle l’équilibre hydro-éléctrolytique au niveau des reins;
*réaction humorale (vasculaire) particulièrement importante en situation de stress: l’hypophyse libère de l’ACTH qui, par stimulation du cortex surrénalien, conduira à la production de corticoïdes (“les hormones du stress”).
Il y a 2 sortes de corticoïdes:
1) mineralo- corticoïdes (aldostérone) qui régulent le métabolisme des minéraux (Na+, K+, Cl-) et la tension sanguine;
2) glucocorticoïdes: le plus important en cas de réaction de stress est le cortisol, dont la production augmente alors de façon importante. Le cortisol:
*freine l’absorption du glucose par les cellules et fait augmenter le taux de glucose circulant. Il a un rôle prépondérant dans la régulation du métabolisme glucidique;
*il freine également l’absorption des acides aminés par les cellules musculaires;
*l’augmentation de cortisol exerce un effet dépresseur sur les cellules immunocompétente (lymphocytes, leucocytes) conduisant à une baisse de résistance de l’organisme face à l’inflammation et à l’infection.
Un stress prolongé conduit à une “mobilisation” humorale permanente, avec, comme conséquence: hypertension, ulcères gastriques, intestinaux, troubles digestifs, cardiaques, cutanés, pulmonaires, sensibilité aux infections, baisse de condition, d’appétit etc.
La diminution de résistance consécutive étant un stress en soi, la situation s’auto-entretient (voir schéma)

Comment rompre ce cercle vicieux et en limiter les conséquences?
La mode de vie et l’usage du cheval seront à prendre en considération.
Les chevaux de sport devront recevoir en permanence des antioxydants (D-Tox) et probiotiques (Biotics), ainsi que des cures d'Equi’drink Immunotonic.
D’une manière systématique on envisagera:
*après un traitement antibiotique, des vaccins, des vermifuges: administrer des probiotiques et procéder à un drainage du foie et des reins; (Equi’drink Drainage);
*après un déménagement, un changement d’écurie ou de propriétaire: laisser au cheval le temps de s’habituer à son nouvel environnement; il est beaucoup plus attaché à ses habitudes que vous ne pourriez le penser;
*pour les chevaux qui voyagent beaucoup ou longtemps, il faudra ménager des périodes de repos afin de rompre le cercle vicieux du stress;
*en cas de baisse d’appétit et de baisse de dynamisme, mais absence de fièvre: penser à l’intérêt d’un drainage du foie et des reins associé à la fourniture d’un probiotique ou une cure d' Equi’drink Immunotonic;
*si le cheval baille souvent, tête en bas, il souffre peut-être d’acidité gastrique: essayer alors une cure de Thrive, l’argile absorbera l’excès d’acidité. Si les résultats sont insuffisants, penser donc à GastriAid ou GastriVet (voir également La digestion - ulcères gastriques).

Observez toujours parfaitement votre cheval: chaque changement dans ses attitudes, comportement, dans l’aspect de son poil, dans son appétit etc. devra solliciter votre attention. En cas de doute consultez votre vétérinaire.


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